La tension semble retomber à la frontière guinéo-libérienne, du côté de Kiéssènèye. Après plusieurs jours de crispations liées à l’installation d’un drapeau libérien aux abords du fleuve Makona, les autorités libériennes ont finalement ordonné le retrait de cet emblème national, à l’origine de la vive polémique entre les deux pays.
Pour rappel, cette situation avait suscité une forte inquiétude dans la zone frontalière. L’érection du drapeau libérien près du fleuve, dans un contexte déjà sensible marqué par l’extraction de sable dans la zone, avait été perçue par de nombreux habitants comme un acte de revendication territoriale. La tension était rapidement montée entre communautés riveraines, entraînant également la perturbation du trafic commercial entre la Guinée et le Libéria.
Mais ce vendredi, des sources concordantes contactées par notre correspondant basé dans la préfecture indiquent que les autorités libériennes ont décidé de faire marche arrière.
« C’est depuis hier jeudi que les autorités liberiennes, ont ordonné à leurs militaires de retirer leur drapeau. L’ordre a été exécuté. Le mât a été démoli. Pour l’instant, le calme est revenu et nos militaires restent postés là comme d’habitude », a confié une autorité locale.
Sur le terrain, la situation semble donc s’apaiser, même si la présence des forces de sécurité reste maintenue de part et d’autre de la frontière afin d’éviter toute nouvelle montée de tension.
A noter que la CEDEAO a invité la Guinée et ses voisins à traiter leur différend par la voie diplomatique. Une mission de la CEDEAO est attendue à Conakry.
Niouma Thèdan Kamadou Kamano




