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Alpha Condé lance les activités de la journée internationale Tolérance zéro aux MGF

En prélude à la célébration de la journée internationale tolérance zéro aux MGF, son excellence le Pr Alpha Condé a donné le coup d’envoi des activités de plaidoyer pour mettre fin à la pratique des MGF. 

En Guinée, la pratique de l’excision persiste toujours à en croire les statistiques révélées par l’Enquête Démographique de la Santé (EDS) de 2018 à savoir une prévalence de 94,5% des Mutilations Génitales Féminines (MGF) chez les filles/femmes de 15 à 49 ans.

C’est pourquoi le gouvernement, conscient de l’urgence et la nécessité d’inverser cette tendance, a planifié un certain nombre d’activités de sensibilisation pour l’abandon de toutes formes de violences faites aux enfants. Et pour soutenir la volonté politique affichée par le gouvernement dans cette lutte, le Président de la République, Pr Alpha Condé a lancé le lundi, 03 février 2020, les activités de plaidoyer pour l’abandon des MGF dans son pays.

Cette cérémonie a connu la participation des partenaires techniques et financiers, les acteurs de la société civile, les femmes, et les filles.

Placée cette année sous le thème  » Investir dans les adolescents, filles et garçons à travers la formation et l’information afin d’assurer l’atteinte de l’objectif tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030 « , la célébration de la journée internationale tolérance zéro aux MGF est une occasion d’interpeler les décideurs politiques et les leaders communautaires à plus d’engagement et d’actions en faveur de l’abandon des MGF  dont la pratique  affecte dangereusement la santé et le bien-être de la fille.

La communauté internationale est formelle, la pratique de l’excision viole les droits humains des femmes et des filles, notamment leurs droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, ainsi que leur droit à la vie, d’autant qu’il est arrivé en Guinée que ces pratiques se soldent par la mort. Pour le Pr Georges Alfred Ki-zerbo, Coordinateur Résident par intérim du Système des Nations unies en Guinée, « Malgré ces progrès, la pratique persiste, soutenue par des perceptions qui conduisent souvent à l’exclusion sociale et réduisent les chances au mariage des filles qui y sont soustraites. Ce sont 390 376 filles de moins de 15 ans qui subissent encore cette pratique chaque année. Cela nous interpelle à accélérer les efforts et les investissements en faveur des enfants et des jeunes, garçons et filles pour parvenir à un abandon total des MGF ».

UNICEF Guinee/S. M. KOUNDOUNO
L’assemblée lors de la cérémonie

Les derniers constats ont révélé aussi que l’excision est pratiquée par les prestataires de soins médicaux. Pour ainsi freiner la médicalisation de sa pratique, 8 écoles de santé ont intégré le module sur les MGF/Excision dans leurs programmes de formation et 1 978 professionnels de santé provenant de 458 structures sanitaires publiques et privées ont bénéficié du renforcement de compétences continues sur la prévention des MGF et les soins y afférents. Pour terminer, ils ont signé un code de bonne conduite pour ne plus pratiquer l’excision ni dans les structures sanitaires ni dans les domiciles des parents.

Dans la même dynamique, et ce, grâce aux actions de plaidoyer menées sur le terrain par l’UNICEF et les autres partenaires, les résultats montrent une tendance à la baisse de la prévalence, soit 6.5% d’après l’EDS 2018.

Le Président de la République, Pr Alpha Condé a réaffirmé toute sa détermination et celle de son gouvernement à mettre fin à cette pratique dans son pays « Nous nous engageons à faire en sorte que la Guinée tourne le dos à ceux qui pensent que seule une fille excisée doit être mariée et pas celle non excisée. Et pour cela, je compte beaucoup sur les imams, sur les jeunes, sur la société civile afin de développer cette sensibilisation, mais aussi cette culture, à travers les langues nationales, car si les gens ne savent pas lire en français, ils savent tous lire en langues nationales et chacun pourra comprendre que l’excision est un mal, que marier une fille avant l’âge de 18 ans, c’est détruire son avenir. Le mariage, c’est un consentement entre une femme et un homme. Nous avons des coutumes que nous allons combattre aussi. Il s’agit de marier les enfants dès leur naissance, c’est-à-dire, telle sera mariée à telle personne ».

Saa Momory KOUNDOUNO
Le Président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé remettant le satisfécit de l’ambassadeur national de l’UNICEF à Dr Pierre Ngom, Représentant Résident de l’UNICEF

Les filles ne seront pas en marge de ce combat. Elles comptent s’impliquer avec leurs moyens pour éviter aux autres filles cette pratique « Nous nous engageons en tant que jeunes à poursuivre les activités d’information, de sensibilisation et d’alerte, afin que les nombreuses filles qui courent encore le risque d’être mutilées ne subissent pas le sort de Koumba Tonguino de Gueckédou, morte par suite d’excision en 2015 », a déclaré Kadiatou Konaté, Présidente des filles leaders de Guinée.

Saa Momory KOUNDOUNO
Kadiatou Konaté, Présidente des filles leaders de Guinée.

Pour réussir ce pari, le Ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance promet de mener une série d’activités lors de cette semaine. Celles-ci seront orientées en direction des décideurs à tous les niveaux, les composantes communautaires, les élèves, les parents d’élèves et encadreurs, en vue de susciter leur engagement à l’abandon de la pratique des mutilations génitales féminines.

UNICEF Guinee/S. M. KOUNDOUNO
Dr Pierre Ngom, Représentant Résident de l’UNICEF lors de la cérémonie de lancement des activités de la journée internationale tolérance zéro aux MGF.

Pour sa part, l’UNICEF à travers le programme conjoint UNICEF-UNFPA et avec l’appui financier des partenaires comme le comité national Suisse, salue et appuie toutes ces initiatives qui à terme, ont permis le recul de la pratique des MGF dans le pays à en croire la dernière EDS de 2018 qui rapporte une prévalence de 94.5% de MGF chez les filles/femmes de 15 à 49 ans, contrairement à celle de 2012 qui affichait 96,9%.

Saa Momory Koundouno, UNICEF-GUINEE

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