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EDUCATION : Ansa Diawara explique le retard de la publication des résultats

Si toutes ces dernières années, l’on nous avait habitués à la publication des résultats au bout de deux semaines après les examens, cette année, les élèves et leurs parents continuent à garder leur mal en patience, plus d’un mois après le baccalauréat notamment. Une situation dont se plaignent de nombreux candidats et qui suscitent des commentaires au sein de l’opinion publique.  Ce lundi, intervenant chez nos confrères de Djoma TV, Mohamed Ansa Diawara, le porte-parole du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a donné les raisons qui sous-tendent ce que certains perçoivent comme retard. Il se trouve qu’aussi paradoxal que cela puisse l’être, le retard est consécutif aux réformes mises en place notamment dans la correction.

Mais avant même d’en venir aux facteurs explicatifs du retard que l’on déplore dans la publication des résultats des examens scolaires, Ansa Diawara a tenu à rappeler que cette année, le ministère ne s’était nullement fixé une date butoir. Comme pour dire que les autorités actuelles du ministère ne se sentent nullement liées par une date que les équipes précédentes avaient instaurée. « Si par le passé par exemple, les résultats [sortaient] après deux semaines, c’est parce qu’on se fixait une date butoir. Mais cette année, le ministre a dit [qu’il n’y a] pas de date butoir. Nous partons lentement mais sûrement », déclare le porte-parole du département en charge de l’éducation pré-universitaire.

Quant au retard, il pourrait s’expliquer, à en croire M. Diawara par la qualité que le ministère a voulu mettre dans la correction des copies des élèves. « Par exemple, l’année dernière, un correcteur avait 300 copies à corriger par jour. Il se trouvait parfois que le correcteur vers la fin, peut même mal noter le candidat parce que ses nerfs étaient fatigués ou que, se fiant au fait que le candidat écrit mal, il barre tout ; alors même que le fond est bon ou que tout est vrai », note-il. Et selon lui, c’est tirant les leçons de ces insuffisances que cette année, il a été décidé de moins charger ceux qui corrigent. « Nous nous sommes dit que cette année, un correcteur ne corrigera pas 300 copies par jour. On a mis 100 copies par jour pour ceux qui font les sciences sociales et 150 pour ceux qui font les sciences exactes. Et là aussi la correction démarrait à 8h 30mn et à 16 heures, que le correcteur ait fini le lot du jour ou pas, on range tout pour reprendre le lendemain », explique le porte-parole.

Il s’y ajoute, selon lui, qu’en ce qui concerne le choix du jour de publication des résultats incombe aux autorités. « C’est le gouvernement qui a donné le quitus de lancer les examens. Après les examens bien-entendu, on dépose les résultats au niveau des autorités qui vont valider », fait-il remarquer.  En tout état de cause, indique-t-il, les résultats sont déjà déposés à qui de droit.

Aliou Nasterlin

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