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HUMANITAIRE : joies et peines des pensionnaires de l’orphelinat Hakouna Matata

Nous sommes à Dabompa-Tassana, dans la commune de Matoto, non loin de la mangrove. Nous pénétrons dans une grande cour remplie d’enfants. C’est l’orphelinat Hakouna Matata.

Juste à l’entrée, à la droite, est assise Mariam Soumah 8 ans. Une cuillère à soupe en main, elle joue avec du sable et de l’eau. « Je cuisine du riz à la sauce feuilles », explique-t-elle devant les yeux interrogateurs qui la fixent. Sa mère qui l’avait conçue après un viol n’a pas pu la garder à cause des pesanteurs sociales, mais aussi pour les douloureux souvenirs qu’elle lui rappelle. Elle vit ici depuis l’âge de 3 ans. « Je mange, je vais à l’école, je joue et je dors », ainsi la petite fille nous résume sa journée.

Au fond de la cour, je suis attirée par un autre petit garçon la douzaine, adossé à un arbre, il contemple les feuilles, murmurant une chanson peu audible. Je vais lui parler….

Ma mère est morte d’Ebola 

C’est l’un des premiers locataires du refuge.

« Je m’appelle Aboubacar Bangoura, je suis orphelin de mère. Elle est décédée d’Ebola en 2016. Je vivais avec mon père qui s’est remarié quelque temps après. C’était malheureusement le début mon calvaire ».

Je ne mangeais pas

« Je faisais des jours sans manger, elle me laissait dormir dehors sous le froid, c’était comme cela pendant plusieurs mois. C’est une amie de ma mère qui m’a envoyé ici et maman Laurence m’a accueilli ».

Ma vie a changé 

« Depuis que je suis dans cet orphelinat, je mange bien, je dors bien, j’ai une famille et je suis heureux. J’aime être ici, j’aime ma vie ici parce que je vais aussi à l’école. Je remercie Maman Laurence de m’avoir aidé ».

Hakouna Matata, un refuge pour les enfants abandonnés

Les orphelinats Hakouna Matata ont ouvert les portes à Dabompa en 2016.  Une initiative de Laurence  Rouyer . A ce jour, ils comptent une centaine d’orphelins âgés de 0 à 17 ans, pris en charge 24h/24. Les pensionnaires sont des enfants abandonnés, rejetés ou qui ont perdu leurs parents biologiques. Ils sont envoyés par le ministère de l’Action sociale, l’Oprogem ou les Ong qui militent pour la protection de l’enfance

Des difficultés, bien sûr

« Certains enfants viennent avec des maladies chroniques sans qu’on ne s’en rendent compte rapidement.  On a eu de cas de tuberculose osseuse, de malnutrition sévère, de drépanocytose, et c’est vraiment compliqué. C’est souvent leur parrain ou marraine qui nous aide du mieux qu’ils peuvent et pourtant, ils ne font pas tout », explique la fondatrice des orphelinats.

Nous voulons manger tous les jours 

« Nourrir près de cent (100) enfants 24h/24 n’est pas facile. Nous recevons des dons quelquefois surtout en période de fête (Ramadan, Tabaski, Noël, etc…) et pourtant nous on mange tout le temps. Donc, les aides des bonnes volontés sont les bienvenues pour aider les enfants », conclut Laurance Rouyer.

Asmaou Diallo 

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