En Guinée, le examens nationaux, session 2022 , démarrent le 06 juin prochain sur toute l’étendue du territoire national et la rigueur est de mise au niveau des responsables. Mais l’une préoccupations majeures chez certaines, c’est bien l’interdiction du port du voile par les candidates.
La préoccupation a été soulevée ce samedi 28 mai 2022, par un membre du « collectif ne touche pas à mon voile » , lors de la conférence débat animée par le président du conseil national de la transition, Dr Dansa Kourouma à l’université koffi Anan de Guinée. Face à cette question très pertinente sur la laïcité, Dr Dansa Kourouma tranche en sa manière : » la constitution de notre pays se prononcera clairement sur le principe de laïcité qui sont des principes intangibles. Dans l’expérience constitutionnelle de la Guinée, toutes les constitution ont mis un accent particulier sur le principe de la laïcité, de l’Etat. Donc, celle qui sera élaborée en 2022 ne fera pas exception à la règle…. »
Quant à la question du port de voile par les candidates aux examens nationaux posée par une dame voilée, Dr Dansa Kourouma répond : » ce qui est disposition constitutionnelle, nous allons garantir le principe de laïcité… la question liée au voile, dans le cadre de notre fonction de contrôle de l’action gouvernementale, nous allons interpeller le gouvernement sur la nécessité de respecter certaines dispositions. Mais madame le droit rime avec le devoir. Quand le rôle du surveillant est d’éliminer tous les facteurs qui peuvent entraîner la fraude lors de l’examen, vous devez vous prêter au contrôle, et le contrôle doit tenir compte de la sensibilité de chacun. Mais porter le voile ne veux pas dire qu’on peut pas vous contrôler, il faut que vous vous prêtez à ça. Sinon il y a les abus dans les examens qui vont se se régler à un autre niveau, pas au législateur de régler ça. Nous on ne peut faire qu’interpeller le gouvernement, le ministre de l’éducation pour appliquer cette disposition de la laïcité en tenant compte des spécificités de chaque être humain, c’est ça aussi les droits de l’homme ».
Balla Yombouno