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Retour à l’ordre constitutionnel : Dr Diao Baldé préconise l’abandon du RGPH

Le deuxième anniversaire de la prise du pouvoir par le CNRD aidant, le débat sur le retour à l’ordre constitutionnel. En effet, certains trouvent qu’en deux ans à la tête du pays, les militaires n’ont pas particulièrement œuvré dans le sens de la cession du pouvoir aux civils. Et c’est un peu la thèse de Dr. Diao Baldé, président de l’Union pour la nouvelle Guinée (UNG), parti membre de l’ANAD de Cellou Dalein Diallo. Redoutant que la transition ne s’éternise, il propose que l’étape du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) soit biffée du processus devant déboucher sur la restitution du pouvoir à un régime civil.

Le retard qu’il dénonce dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel, le leader de l’UNG l’impute essentiellement au déficit de dialogue entre les autorités et les principaux acteurs sociopolitiques du pays. « On aurait eu ce cadre de dialogue pour y discuter des actions essentielles qui puissent nous permettre le retour rapide à l’ordre constitutionnel. On va s’embourber », prédit le vice-président de l’ANAD.

Mais au-delà, il soupçonne les responsables de la Transition de manœuvrer pour allonger le plus longtemps possible la Transition. L’inclusion du RGPH comme un préalable à la finalisation de cette période exceptionnelle relèverait justement de cette manœuvre. « Aujourd’hu,i pour prendre un juste un arrêté, par exemple pour mettre des structures dans le cadre de la RGPH, ça peut prendre 3 mois », fait-il remarquer ce mardi, chez nos confrères de Fim FM.

Pourtant, l’ancien directeur exécutif de la BID pour la Guinée souligne que les bailleurs de fonds n’aiment pas qu’on associe le recensement général de la population et de l’habitat à une activité politique. « Parce que ça peut dénaturer les données. Faire du recensement général une condition pour le retour à l’ordre constitutionnel, on en fait une action politique », explique le président de l’UGN.

Pour aller vite, Dr Diao Baldé invite donc l’État guinéen à se référer à ce qui se passe dans la sous-région où, dit-il, il n’y a jamais eu un budget qui dépasse les 200 ou 300 millions de dollars pour le retour à l’ordre constitutionnel. « Nous, nous sommes à 600 et quelques millions de dollars.  C’est comme si on y allait pour la première fois. Par exemple, il faut exploiter la nouvelle technologie. Il y a la digitalisation. On n’a pas besoin aujourd’hui de faire remonter des PV avec la gendarmerie », estime-t-il.

Aliou Nasta

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