ledjely
Accueil » Kankan : la manif des forces vives diversement appréciée
A la uneActualitésGuinéePolitique

Kankan : la manif des forces vives diversement appréciée

Dans moins d’une semaine, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) célèbre l’an 2 de son arrivée au pouvoir. De Conakry jusqu’à Lola, de grandioses événements sont programmés par les dirigeants actuels. Au même moment, les Forces vives de Guinée comptent manifester pour exiger des autorités, la rectification de la marche de la transition. Dans le Nabaya, cette manifestation perspective divise des acteurs politiques et sociaux. 

La célébration du deuxième anniversaire de la chute d’Alpha Condé pourrait revêtir des tonalités différentes. Si les autorités s’activent d’arrache-pied pour marquer le 5 septembre, perçu comme un jour de libération et d’un nouveau départ, d’un sceau particulier, ceux des acteurs qui dénoncent une trahison de la mission de la Transition, annoncent des manifestations dans le Grand Conakry. A Kankan, les acteurs sociopolitiques restent partagés autour de cette manifestation projetée.

Ainsi, Amadou secteur Barry pense qu’un coup d’Etat n’a pas être célébré dans un pays qui aspire à la mise en place d’institutions démocratiques. « Je n’approuve pas la célébration d’un coup d’Etat, parce que qui parle d’un coup d’état, parle de la mort d’hommes. Le CNRD doit au contraire organiser une conférence nationale pour expliquer la cause réelle qui l’a poussé à faire le coup d’état et présenter les condoléances aux victimes de cette date. Je trouve que c’est grave d’organiser des manifestations de réjouissance, alors que les parents de ceux qui sont tombés ce jour-là seront en train de pleurer les leurs en silence, à la maison », souligne cet acteur politique.

Il serait logique qu’il soit permis aux Forces vives, d’organiser leur manifestation. C’est ce que préconise Dr. Kalil Kouyaté, de la société civile. A ses yeux, laisser les opposants s’exprimer par le biais de la manifestation, ce ne serait que se montrer équitable à l’égard de tous les citoyens. « Si certains dansent, qu’on accepte alors que ceux qui sont opposés manifestent, sans que qui que ce soit ne soit inquiété », suggère-t-il.

Cette opinion, Sékouba Traoré, de la Maison des associations et des ONG (MAOG), ne la partage surtout pas. Condamnant ouvertement la mobilisation projetée par les Forces vives, il estime que cette manœuvre dont l’objectif véritable est de « troubler nos institutions. C’est une façon de semer du trouble à l’ordre public ».

Il faut rappeler que les manifestations de rue demeurent interdites sur l’ensemble du pays depuis le 13 mai 2022. Dans un tel contexte, que nous réserve le 5 septembre prochain ? La question demeure posée.

Michel Yaradouno kankan pour ledjely.com 

Articles Similaires

Reprise de Kidal : les FAMa ont-elles appris de leurs erreurs ?

LEDJELY.COM

Après la hausse des prix, le gouvernement fixe les tarifs de l’eau en bouteille

LEDJELY.COM

Kankan : deux morts et plusieurs blessés après l’explosion d’une bouteille de gaz à Farako 2

LEDJELY.COM

Kidal : l’armée malienne reprend la ville, le FLA invoque un « repli stratégique »

LEDJELY.COM

Assemblée nationale : Dr Dansa Kourouma fixe cinq priorités à la 10e législature

LEDJELY.COM

AGB2A-GIC : la CRIEF ouvre une enquête sur des soupçons de flux financiers suspects

LEDJELY.COM
Chargement....