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CNRD : quel bilan économique, deux ans après ?

Ce mardi 5 septembre, cela fera exactement deux ans jour pour jour depuis qu’en renversant le président Alpha Condé, le colonel Mamadi Doumbouya et ses camarades du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) se sont emparés du pouvoir. C’est donc l’occasion d’un bilan. Si dans le domaine sociopolitique, les progrès ne sont pas nécessairement perceptibles, les partisans de la junte mettent néanmoins en avant le bilan économique des militaires. Mohamed Camara, du cabinet Mocam Consulting est en partie d’accord avec cette appréciation des 24 mois premiers de la junte au pouvoir. Cependant, le consultant trouve aussi qu’il y a des défis que le colonel Doumbouya n’auront pas réussi à relever.  

Intervenant ce lundi 4 septembre dans l’émission « On refait le monde » de Djoma FM, Mohamed Camara, s’appuyant sur l’indicateur du PIB, note que des progrès de la part des militaires. « On a continué à produire tout, surtout dans le secteur minier », confie dans le tout premier numéro de l’émission phare de Djoma TV, au compte de la nouvelle saison.

Un autre aspect sur lequel M. Camara souligne un point positif à l’actif de la junte, c’est l’inflation. Selon lui, en effet, le CNRD a réussi à maintenir les prix par le biais à la fois d’une politique monétaire mais aussi d’une politique budgétaire qui a assoupli un peu. « Les prix n’ont pas baissé mais ils ont été gelés », fait-il remarquer.

Par rapport au taux de change aussi, il décerne un satisfecit au CNRD et à son président. Globalement, juge-t-il, le franc guinéen a gardé une bonne appréciation par rapport aux devises étrangères. Autres motifs de satisfaction qu’il met en exergue : « On a eu la notification de la Guinée de sa sortie de ce qu’on appelle les pays fragiles de la BAD. Il a été notifié également à la Guinée le reclassement lui quittant la catégorie des pays à faible revenu vers celle des pays à revenu intermédiaire », rappelle Monsieur Camara.

A côté de ces acquis indéniables, Mohamed Camara aligne des défis qui attendent d’être relevés. Au titre de ces défis, il y a selon lui, la mobilisation des ressources intérieures, qui demeurerait jusqu’ici faible. A l’appui de son appréciation, il note que le taux de pression fiscale demeure toujours à 13%. Un chiffre qui, selon lui, illustre le fait que l’État peine à trouver des mécanismes pour mobiliser davantage les ressources. « L’autre chose, c’est l’assainissement des finances publiques. Jusque-là, on n’a pas une procédure régulière qui permette par exemple aux EPA, aux sociétés publiques de déclarer les publicités des états financiers des sociétés publiques », déplore-t-il. Pourtant, souligne-t-il : « Pour induire une bonne gouvernance, il faut qu’il y ait régulièrement la publication des états financiers pour les sociétés publiques. (Car), ce n’est pas la CRIEF qui viendra régler ça. On aiderait même la CRIEF lorsqu’on oblige les EPA, les comptables publics au niveau des sociétés publiques à publier. Dès qu’on instaure ces normes de transparence dans la gestion, ceux qui ont la main dans la gestion des deniers publics feront beaucoup plus attention », conclut Mohamed Camara.

Aliou Nasta

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