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Sit-in des rapatriés du Maghreb : « Quand j’ai vu des pancartes, j’ai eu honte …», Morissanda Kouyaté

Au cours de la synergie bilan du Comité national du rassemblement et le développement (CNRD) réalisée ce mardi 5 septembre 2023 par l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, s’est exprimé sur la situation des Guinéens retournés des pays du Maghreb. En particulier, Morissanda Kouyaté a été amené à aborder le sit-in que ceux ramenés de la Tunisie avait organisé en juin dernier, devant le siège du département pour réclamer leur « réinsertion sociale ». Le ministre dit qu’il en a eu « honte ».

A l’époque, ces compatriotes expliquaient leur initiative, en raison du fait qu’il leur avait été promis, qu’une fois de retour du pays, une « réintégration socioprofessionnelle » leur serait assurée par le président de la Transition et qu’ils tardaient de voir cette promesse se matérialiser.

Sur le plateau spécial de ce mardi 5 septembre, Morissanda Kouyaté n’a pas caché la gêne que cette protestation lui a inspiré. « J’ai vu des pancartes, et moi j’ai eu honte devant le Chef de l’Etat », soutient-il.

D’autant que, selon lui, ces compatriotes sont partis d’eux-mêmes dans ces pays d’accueil où ils sont finalement devenus indésirables. « Ils sont partis, ils ont eu des problèmes, ils ne pouvaient pas revenir d’eux-mêmes.  Le chef de l’Etat m’a dit d’aller les chercher. Alors, ils sont chez eux. Au même moment, il y a des Guinéens qui ne sont pas partis, qui sont restés ici. Qu’est-ce qu’on leur a donné ? Celui qui est parti et qui est revenu veut qu’on lui donne encore de l’argent, parce qu’on l’a ramené.  Il faut faire attention », a averti Dr. Morissanda Kouyaté.

Derrière la démarche qui a guidé cette protestation, le ministre dit avoir perçu une ingratitude. « Je suis allé moi-même les chercher, j’ai vu la souffrance, j’ai eu des larmes aux yeux.  On les ramène. Et deux mois après, ils viennent avec des pancartes dans mon bureau pour dire au gouvernement pourquoi vous nous avez ramenés, vous nous avez rien donné », a-t-il conclu.

N’Famoussa Siby

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