Les conseillers nationaux du Conseil national de la transition (CNT) ont tenu, ce mardi 14 avril, une session plénière présidée par la première vice-présidente de l’institution. Au cours de cette session, ils ont procédé à l’adoption du projet de loi portant sur le secteur du tourisme en République de Guinée.
Ce texte, examiné en profondeur par la Commission Santé, Éducation, Affaires sociales et culturelles, constitue une avancée significative dans la modernisation d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Selon le rapporteur Sékou Doré, le présent projet de loi s’inscrit dans la volonté politique de doter le pays d’un cadre juridique moderne et structurant, capable d’assurer la régulation, la promotion et la pérennité du secteur, conformément aux standards internationaux.
Il vise spécifiquement à :
concevoir et développer un produit touristique compétitif ;
promouvoir les loisirs et développer les activités touristiques en liaison avec les partenaires sociaux ;
appuyer et coordonner les initiatives publiques, privées, associatives et communautaires en matière de tourisme ;
définir les principes, normes et obligations légales des activités touristiques ;
promouvoir la destination Guinée ;
formaliser les métiers du tourisme ;
promouvoir et valoriser le tourisme interne.
Par ailleurs, il précise que ce projet de loi, dans sa version initiale transmise au Conseil national de la transition, comprenait trois (3) titres, six (6) chapitres, onze (11) sections et cent neuf (109) articles.
Il a fait l’objet d’amendements, tant sur la forme que sur le fond.
Amendements sur la forme
Après examen et discussions en commission et en intercommission avec les cadres du département, le texte a été réaménagé et restructuré. Ainsi, le présent projet de loi comprend désormais sept (7) chapitres, quinze (15) sections et quatre-vingt-douze (92) articles.
Toujours selon le rapporteur, les débats en commission ont permis de relever plusieurs défis majeurs, notamment l’insuffisance des infrastructures, le coût élevé du transport aérien vers la Guinée, le manque de formation spécialisée et les difficultés de coordination institutionnelle. En réponse, les conseillers nationaux ont formulé des recommandations visant à professionnaliser les acteurs, renforcer le financement du secteur, améliorer les mécanismes de contrôle et promouvoir une meilleure gouvernance.
Prenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a précisé aux conseillers : « En votant ce texte, vous inscrirez votre nom dans la grande chaîne des réformes qui changent un pays. Vous êtes déjà inscrits dans le marbre en ayant voté ici quatre textes de loi majeurs du secteur de la culture. Aujourd’hui, en agissant, vous poserez la pierre angulaire d’une industrie touristique forte, durable et inclusive. Vous offrirez à nos artisans, à nos guides, à nos hôteliers, à nos restaurateurs, à nos voyagistes et à nos jeunes la perspective d’une profession reconnue, respectée et porteuse d’avenir ».
Balla Yombouno




