Dans la nuit de dimanche à lundi 27 avril, Alassane Cissé, un jeune bouvier résidant à Guéasso, dans la préfecture de Lola, a été sauvagement agressé par des assaillants. Selon les informations recueillies auprès de la victime, ces derniers lui ont tiré dessus à bout portant à l’aide d’une arme de calibre 12 avant de l’attaquer à la machette au visage. L’agression lui a coûté une fracture ainsi que la perte de certaines de ses dents. Les assaillants ont également emporté tous ses biens.
Rencontré à l’hôpital régional de N’Zérékoré ce mardi 28 avril 2026, Lamarana Diallo, frère aîné de la victime, est revenu sur les circonstances dans lesquelles il a appris la tragique nouvelle. Selon lui, l’acte s’est produit à Guéasso.
« C’est vers 17h -18h, il y a un monsieur qui a quitté le champ pour venir voir mon frère. Il l’a informé que ton petit frère est blessé, il est couché en brousse là-bas. Donc, mon frère a pris sa moto pour aller le chercher. Et du coup, ils m’ont appelé de les attendre à l’hôpital régional de N’Zérékoré ici. Ils ont tiré sur lui avec une arme calibre 12. Quand il est tombé, ils ont pris un coupe-coupe pour le machetter au visage. Ils ont cassé l’un de ses bras aussi, ses dents ont été cassées et pire, il y a trois grains de balles qui sont rentrés dans son ventre. Mais pour le moment, malgré que les docteurs nous aident, son état est encore très critique. Parce qu’il doit suivre une intervention chirurgicale pour extirper les balles. C’est là-bas où nous sommes », a expliqué Lamarana Diallo.
Face à cette situation qu’il qualifie de grave insécurité pour les éleveurs, et à la gravité des blessures de son frère, M. Diallo sollicite l’aide des autorités du pays.
« Il faut que l’État nous aide beaucoup. Parce qu’on a souffert et on continue de souffrir. C’est trop compliqué : si on se bat pour trouver de quoi vivre, on devient victime d’insécurité ; si on reste sans rien faire pour nous, c’est aussi un problème. Il n’y a pas de sécurité pour les éleveurs. Chacun fait ce qu’il veut de nous », a-t-il déploré.
Selon notre interlocuteur, l’identité des agresseurs n’est toujours pas connue. « Le petit marchait pour aller et l’intéressé est venu par derrière lui pour tirer. Tout ce qui était avec lui comme biens, y compris son téléphone, ils ont emporté », a déclaré Lamarana Diallo.
Cette énième acte perpétré par des individus mal intentionnés met en lumière la recrudescence des attaques à main armée dont sont victimes les populations, aussi bien en milieu urbain que dans les zones rurales de la région forestière.
Foromo Fazy Béavogui depuis N’Zérékoré




