Les autorités judiciaires et sécuritaires de Kankan ont procédé, ce jeudi, à la présentation d’une importante quantité de produits pharmaceutiques jugés impropres à la consommation. Ces médicaments, en provenance de Bamako, ont été saisis il y a quelques jours dans le quartier Senkefra, grâce à une synergie d’actions entre les services de sécurité et la justice.
La présentation de ces produits a eu lieu dans l’enceinte du commissariat central de Kankan, en présence des autorités locales. Selon les responsables du commissariat, cette opération a été rendue possible grâce à la collaboration de certains citoyens de la commune urbaine.
Devant les autorités administratives et sécuritaires, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan a rappelé la détermination de la justice à lutter contre la circulation de produits pharmaceutiques frauduleux.
« Nous avons décidé d’engager une lutte acharnée contre les faussoyeurs à savoir les gens qui s’introduisent dans l’exercise illegale des professions médicaleset par medicale. Des instructions ont été données aux officiers de police judiciaire qui ont été donc informés de l’arrivée de certains produits impropres à la consommation », a souligné l’empereur des poursuites de Kankan.

Revenant sur les circonstances de cette saisie, le procureur Fodé Bintou Keita a apporté des précisions.
« lors de l’enquête, les officiers de police judiciaire du commissariat central de kankan en rapport avec la brigade speciale d’intervention de la police a procédé à la saisie de ces cartons dans un magasin du quartier Senkefra. Et après contrôle médical, il a été declaré que ces produits ne sont pas de qualité. Conformèment, nous avons décidé de les présentés et ultérieurement les brûlés. Ce sont 100 cartons de produits pharmaceutiques et materiels médicaux impropres à la consommation », a précisé le procureur.
Pour l’instant, les propriétaires de ces cartons restent introuvables. Une enquête est en cours afin d’identifier les responsables de cette importation et de déterminer les éventuelles complicités.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


