Le Conseil national de la Transition (CNT) a franchi une étape majeure ce vendredi 13 mars 2026 en adoptant la nouvelle loi organique fixant le statut des magistrats guinéens. Cette réforme s’inscrit directement dans le cadre de la consolidation de l’État de droit initiée par la Constitution promulguée le 25 septembre 2025.
L’adoption de ce texte répond à une nécessité impérieuse de mise en conformité, l’ancienne loi organique (L/054/CNT/2013) présentant des références obsolètes à la Constitution abrogée du 6 avril 2020 et posant des problèmes réels d’harmonisation avec les nouvelles dispositions constitutionnelles.
Au cœur des débats parlementaires, les conseillers nationaux ont concentré leurs travaux sur plusieurs points critiques : le renforcement de la spécialisation des magistrats, la clarification de l’âge maximal de recrutement par concours ou sur titre, ainsi que la durée de formation des auditeurs de justice.
La nouvelle loi encadre également de manière plus précise le déroulement de la carrière, les relations fonctionnelles entre magistrats de même grade, et les pouvoirs du ministre de la Justice en matière de mesures conservatoires, tout en réexaminant la composition du Conseil supérieur de la magistrature et l’âge de la retraite.
Conformément à l’article 150 de la Constitution, ce texte réaffirme le principe fondamental selon lequel les magistrats, dans l’exercice de leurs fonctions, ne sont soumis qu’à l’autorité de la loi, confirmant ainsi leur inamovibilité.
Thierno Amadou Diallo




