Le procès très suivi opposant la chanteuse Yama Séga à la blogueuse Maya Kaba s’est ouvert ce lundi 20 au Tribunal de première instance de Mafanco, dans une affaire née de publications sur les réseaux sociaux jugées offensantes.
Après la phase des questions-réponses, les débats ont laissé place aux plaidoiries, moment clé de cette audience.
Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur Kanfory Bangoura, a demandé que les deux prévenues soient reconnues coupables et condamnées à deux ans de prison assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 30 000 000 GNF chacune.
« Le ministère public par l’intermédiaire du procureur de la République près le tribunal de instance de Mafanco demande au tribunal de les retenir dans les liens de la prévention pour des d’atteinte à l’ordre public, à la dignité des individus par le biais de la cyber sécurité, diffamation, Injures, propos menaçant et requiert de les condamner à deux ans assortis de sursis et au paiement d’une amende 30 millions Gnf chacune », a-t-il déclaré.
Dans la salle d’audience, la défense a tenté de calmer le jeu. Les avocats ont rappelé que leurs clientes ont reconnu les faits reprochés et exprimé des regrets qu’ils estiment sincères, appelant le tribunal à ne pas suivre les réquisitions du parquet.
Me Ouleimatou Bah a notamment insisté sur le profil des deux femmes, l’une artiste et l’autre communicante, pour solliciter une certaine clémence : « je sollicite Mr le président que vous remettiez cette affaire à des fin de poursuites judiciaires… ».
Pour rappel, cette affaire trouve son origine dans des accusations liées à des faits de diffamation, injures, menaces et atteinte à la dignité des personnes via les réseaux sociaux.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, avec une décision attendue dans les prochaines minutes.
Aminata Camara




