À un peu plus d’un mois des élections législatives et communales prévues le 31 mai, le Front démocratique de Guinée (FRONDEG) annonce son retrait pur et simple du processus électoral en cours.
Dans un communiqué rendu public ce mardi, le parti justifie sa décision par des « violations graves et répétées du Code électoral » et un « déséquilibre manifeste » en faveur de la mouvance présidentielle. Réuni en session extraordinaire, son Bureau politique estime que « les conditions minimales d’un scrutin libre, transparent et équitable ne sont plus réunies ».
Le FRONDEG pointe notamment du doigt un manque d’impartialité de l’administration électorale, le rejet jugé « sélectif et discriminatoire » de certaines de ses candidatures, ainsi que le silence des organes de régulation face à ses recours. À cela s’ajoute, selon le parti, une absence de garanties sur la transparence du vote et de la proclamation des résultats.
Conséquence immédiate : le retrait de tous ses candidats, mandataires et représentants du processus électoral. Le parti prévient également qu’il décline toute responsabilité quant aux conséquences d’un scrutin organisé dans ces conditions et conteste d’ores et déjà la légitimité des résultats à venir.
Malgré cette décision radicale, le FRONDEG insiste qu’il ne s’agit « ni d’un renoncement ni d’un abandon », mais d’une posture visant à défendre les principes démocratiques. Il lance un appel pressant aux autorités guinéennes, aux forces vives de la Nation ainsi qu’aux partenaires internationaux, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies pour garantir le respect des règles électorales.
Siby




