Plusieurs infrastructures du quartier de Nongo, notamment aux abords du stade Petit Sory, ont été affectées par un écartement de terrain ayant provoqué d’importantes fissures sur les murs. La chaussée ainsi que certaines habitations présentent des signes visibles de dégradation, suscitant une vive inquiétude chez les riverains.
Le constat est frappant pour quiconque emprunte la voie principale. Une fente d’environ cinq centimètres de large cisaille le bitume, contraignant automobilistes et motocyclistes à ralentir presque jusqu’à l’arrêt. Mais les dégâts ne se limitent pas à la route : dans les environs immédiats, les murs des habitations et des commerces se fissurent. Certains présentent des lézardes béantes, tandis que d’autres se sont déjà effondrés.
Pour les résidents, à l’image de Nenen Coyah Camara, propriétaire d’un restaurant situé au cœur de la zone touchée, l’impuissance domine. Elle décrit une évolution lente mais inexorable du phénomène : « On a constaté ceci, ça a commencé petit à petit. À chaque fois, quand on vient le matin, on voit que ça grandit. Tous les jours, c’est comme ça ».
Face à la situation, certains habitants ont tenté de colmater les brèches par leurs propres moyens. En vain. « Il y a nos voisins qui ont déjà fait arranger pour eux, mais ça a recommencé encore », confie la restauratrice, qui vient elle-même d’achever des travaux de rénovation sans réelle assurance. Si, pour l’heure, les dégâts restent principalement structurels et n’ont pas encore entraîné de pertes matérielles majeures, la crainte d’un effondrement plus grave demeure. « Si on voit que ça a persisté, je ne pense pas si on peut rester, parce que c’est très, très dangereux », ajoute-t-elle.
Pour les riverains, ce phénomène n’est pas inédit. Le quartier de Nongo a déjà été confronté, par le passé, à des manifestations d’origine sismique ou géologique, avec des secousses et des mouvements de terrain signalés dans la zone.
Thierno Amadou Diallo




