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EPU : des groupes thématiques de la société civile présentent leurs recommandations prioritaires

C’est une première ! Un groupe d’organisations de la société civile (OSC) pour le suivi des mécanismes des droits humains fait son chemin en Guinée. A la faveur d’une conférence de presse qu’il a tenu ce mardi 22 décembre 2020 à Conakry, il est revenu sur son objectif principal qui n’est rien d’autre que la présentation du dernier rapport de l’Examen périodique universel (EPU) que la Guinée a adopté en septembre dernier en marge de la 45ème Session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, mais aussi faire un suivi de la mise en œuvre des recommandations émises à cet effet en vue du prochain examen quinquennal de 2O25.

L’occasion a été également mise à profit par les organisateurs pour présenter le plan stratégique qui prend en compte 30 recommandations dont 5 par chaque groupe thématique mis en place à ce effet ; parmi lesquelles les thématiques Justice, Droits civils et politiques, Droits économiques, Droits sociaux et culturels, Droits des femmes, Droits des enfants et Droits des personnes vulnérables. La rencontre a réuni des représentants de la société civile, des ministères de la Justice et de l’Unité nationale, mais aussi de l’Assemblée nationale.

Dans son intervention pour la circonstance, Thierno Souleymane Sow, directeur exécutif de l’ONG Amnesty International, a expliqué que ce groupe d’organisations de la société civile a été mis en place grâce à l’appui technique et financier de l’organisation UPR Info, basée à Génève en Suisse, qui – lors du troisième passage de la Guinée – a aidé à élaborer et à soumettre un rapport alternatif auprès du Conseil des droits de l’homme.  « Par ailleurs, il faut noter que lors du passage de la Guinée pour l’adoption du rapport en septembre 2020, plusieurs organisations ont publié des rapports sur la situation des droits humains, et le groupe a envoyé une évaluation orale pré-enregistrée grâce à l’appui du Service international pour les droits de l’homme (SIDH), à travers son accréditation au statut ECOSOC. Cette déclaration a été l’occasion pour demander à la Guinée qu’elle continue à travailler en étroite collaboration avec la société civile pour faire avancer le processus vers l’adoption d’une loi nationale de promotion et de protection des défenseurs », a-t-il expliqué, ajoutant que le groupe est constitué d’une vingtaine d’organisation de la société civile guinéenne, notamment Actions mines Guinée, Amnesty International, WAFRICA, le Club des jeunes filles leaders de Guinée.

De 114 recommandations en 2010, on revient avec 194 en 2015, puis 213 en 2020 ; une augmentation qui est en contradiction avec les avancées notées par l’Etat en matière de droits de l’homme. « Ce qu’il faut savoir c’est que le nombre de recommandations dépend du nombre de pays qui participent à votre examen, et ce nombre est en fonction de l’intérêt que ces pays portent aux questions de droit de l’homme (…) L’autre critère, c’est qu’une recommandation formulée adressée par un Etat doit être ajoutée aux autres recommandations. En 2019, 144 pays avaient fait la même recommandation. Si vous prenez les 213 recommandations, celle concernant le procès du 28 septembre revient au moins 10 fois ; le Sénégal dit par exemple que les autorités doivent tout faire pour que le procès ait lieu, la Côte d’Ivoire dit que tout doit être mis en œuvre pour que l’affaire du 28 septembre ne soit pas impunie ; c’est la même recommandation qui vient (…) Il y a aussi un critère objectif qui fait que l’obtention de tout droit donne naissance à un autre droit », a tenté de justifier N’famara Camara, secrétaire général du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, en charge de l’élaboration dudit rapport.

L’Examen périodique universel permet d’évaluer 8 organes et traités dans 193 pays. A l’issue de son évaluation, des recommandations sont faites par les différents pays. Après l’évaluation de son troisième rapport, la Guinée a accepté 203 recommandations sur 213.

Hawa Bah

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