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MISS GUINEE : la réplique du ministère de la Culture à Johanna Barry

Le retrait de l’organisation du concours Miss Guinée à l’équipe de Johanna Barry au profit de KPAAF par une décision du ministère de la Culture, continue de faire couler encre et salive. Depuis l’annonce de ce retrait, l’artiste se confiant aux médias accuse à tout-va. S’appuyant sur le fait qu’elle disposerait d’un arrêté lui conférant l’exclusivité de cet événement, elle promet de ne pas se laisser faire. Elle trouve par ailleurs que l’actuel ministre Alpha Soumah agirait sous la dictée de son prédécesseur, Bantama Sow. Or, ce dernier, à en croire Johanna Barry, l’ayant draguée sans succès, a juré de lui mener la vie dure. Ces accusations sortent certains cadres du département de leurs gongs. C’est le cas d’Abdoulaye Diallo, le conseiller juridique. Dans un entretien accordé au reporter du Djely, il conteste point par point les propos de Johanna.

D’abord, sur la prétendue exclusivité dont se prévaut l’ancienne membre des Barry’s, Abdoulaye Diallo se veut catégorique : « Elle n’a pas l’exclusivité de l’organisation du concours national de beauté en Guinée. Elle n’a pas l’exclusivité du COMIGUI. Elle a COMIGUI en commun avec Ibrahima C, avec Saint-Koffi et autres ». 

Il explique en effet que cela remonte au temps où Cheick Fantamady Condé était à la tête du département. Ce dernier constatant qu’il y a sans cesse des « tiraillements et des zizanies » autour de l’organisation de Miss Guinée, aurait demandé à tous ceux qui se disputaient la question d’aller se retrouver pour constituer le Comité Miss Guinée (COMIGUI). Ils auraient alors adopté une formule de la présidence tournante. D’abord, c’est Johanna Barry qui en prend le lead. Mais au bout d’un certain temps, elle devait passer le sceptre à quelqu’un d’autre.  « Mais ça n’a pas marché. Les collaborateurs de Johanna ont déposé tellement de plaintes au département et le département ne voulait pas se mêler à ces velléités. On a toujours cherché à les calmer… mais ils ont été excédés et finalement ils se sont retirés un à un », explique Abdoulaye. C’est ainsi, selon lui, que « Johanna s’est retrouvée seule, elle a composé son COMIGUI. Mais Ibrahima C, Saint Koffi ont droit de réclamer le COMIGUI au même titre qu’elle ».

Quant à la complainte de Johanna disant qu’on lui a retiré l’organisation, il n’en serait rien.  « La convention qui liait Johanna à l’Etat guinéen à travers le département de la Culture est arrivée à terme en 2020, soit 10 ans. Et sur les 10 ans, le département a eu à gérer beaucoup de problèmes au plan organisationnel et au plan humain. A un certain moment, le département a délégué 5 cadres auprès d’elle pour l’aider à parfaire l’organisation. Les cadres n’ont pas pu tenir, elle les a renvoyés. Voilà les caractéristiques de Johanna, c’est l’affront à l’autorité, le manque d’égard à l’autorité », explique le conseiller juridique.

La convention étant donc arrivée à terme, elle a reçu un courrier dans lequel cela lui a été notifié. Par la même occasion, on lui fait également savoir que son contrat ne sera pas renouvelé et que c’est plutôt un nouvel appel à candidature qui sera lancé. Mais il lui était néanmoins loisible de postuler. Non seulement elle n’aurait pas répondu au courrier, mais en plus elle aurait choisi de ne pas participer au concours.  

« Ce n’est pas parce que les gens marchent nus en Europe… »

Si certains ont tendance à mettre en avant la souffrance que Johanna a endurée pour asseoir l’idée de Miss Guinée, le conseiller juridique appelle à prendre aussi en compte l’organisation elle-même, à juger cette dernière sur pièce. « Oui elle a travaillé, nous l’admettons. Mais le résultat, c’était quoi. Je vous renvoie à la dernière édition du concours national Miss Guinée où le présentateur se présente en culotte.  Un événement de prestige et de souveraineté comme le concours national Miss Guinée ! Voilà comment l’organisation s’est passée. On a accepté tout ça. Ce n’est pas parce que les gens marchent nus en Europe qu’on va permettre que les gens marchent nus en Guinée. Nous avons nos cultures, nous avons nos traditions, nous avons nos mœurs.  Il faut que les gens arrêtent », martèle Abdoulaye Diallo

« Il a voulu me faire la cour », argument trop facile ?

Quant aux arguments de harcèlement que Johanna porte contre l’ancien ministre, Bantama Sow, le conseiller juridique dit que la stratégie est classique de la part de l’artiste. « Nous on ne rentre pas dans les faux débats et discussions inutiles.  Il a voulu me faire la cour. C’est aussi son petit jeu. Quand un ministre ne fait pas son affaire, elle dit publiquement que ce ministre a voulu me faire la cour ou bien le ministre est subordonné à tel autre ministre », indique-t-il.

Abdoulaye Diallo est particulièrement remonté contre les allégations laissant croire que Bill de Sam se ferait manipuler par Bantama Sow. « Quand j’entends dire que c’est Bantama Sow qui dicte la loi au ministre Alpha Soumah, c’est mal connaître Alpha Soumah ou c’est mal connaitre Bantama Sow. Il faut qu’on arrête ça. Les fantasmes-là, ça ne marche pas », tranche-t-il.

Fodé Soumah

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