Depuis l’annonce de la candidature de Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national de la transition (CNT), aux élections législatives, une question agite l’opinion : a-t-il démissionné de ses fonctions avant de se lancer dans la course ?
Pour tenter d’y voir plus clair, la rédaction de Ledjely.com s’est penchée sur la Constitution adoptée en 2025 ainsi que sur les dispositions en vigueur.
Dans les dispositions transitoires, l’article 196 précise : « En attendant l’installation effective des Institutions de la République prévues par la présente Constitution, les organes de la Transition demeurent compétents pour exercer les fonctions, missions et attributions qui leur sont dévolues par la Charte de la Transition. Ils assurent la continuité institutionnelle et veillent au fonctionnement régulier de l’État ».
À la lecture de cette disposition, rien n’impose explicitement au président du CNT de démissionner avant de briguer un mandat électif.
Toutefois, dans sa déclaration de candidature, Dr Dansa Kourouma a tenu à clarifier sa position. Il affirme se mettre en retrait en confiant la gestion de l’institution à la vice-présidente du CNT.
« honorables collaborateurs et dévoués cadres du parlement vous avez su lire entre les lignes de ma volonté de laisser la main à notre maman et vice présidente du CNT pour conduire l’institution pendant cette période de transition institutionnelle cruciale. Je serai à ses côtés pour l’assister dans cet exercice important pour vous, mais aussi le peuple de Guinée », a-t-il souligné.
N’Famoussa Siby




