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Législatives et Communales : l’ONASUR-E active un dispositif de supervision renforcée

À quelques semaines des élections législatives et communales prévues en mai prochain, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum et des élections (ONASUR-E) passe à l’offensive. Ce jeudi 23 avril, l’institution a animé une conférence de presse à son siège pour dévoiler son dispositif et réaffirmer son rôle dans la transparence du double scrutin.

Prenant la parole, Me Pépé Antoine Lamah, chargé des affaires juridiques et de la conformité, est revenu sur les fondements et l’évolution de l’organe. Initialement mis en place pour superviser le référendum constitutionnel, l’ONASUR-E a vu son mandat élargi à l’ensemble des processus électoraux en Guinée.

« Nous avons été installés à la veille de cette élection de ce scrutin référendaire. Et par la suite, les autorités ont décidé que l’ONASUR-E poursuive sa mission de supervision pour les autres élections à venir. Et donc de nos jours, l’ONASUR-E remplit une des fonctions de l’organe technique indépendant de gestion des élections qu’on appelle l’OTIGE. Conformément aux dispositions de l’article 41 de la Constitution qui confère cette mission à l’OTIGE. Dans son statut, c’est une institution qui jouit d’une indépendance. Elle jouit d’une personnalité juridique, d’une autonomie administrative et financière », a-t-il indiqué.

Dans ce cadre, l’ONASUR-E s’impose comme un acteur clé du contrôle électoral. « Notre mission fondamentale est de garantir la sincérité du scrutin, en veillant à l’absence de fraude et au respect des dispositions constitutionnelles », a insisté Me Lamah.

Sur le plan opérationnel, le deuxième rapporteur chargé des opérations, Ibrahima Kalil Bamba, a détaillé un dispositif reposant sur des ressources humaines renforcées et des outils technologiques modernes. L’institution annonce le déploiement de 500 superviseurs sur toute l’étendue du territoire national, mais aussi à l’étranger.

« Nous nous appuyons sur des moyens humains, à savoir 500 superviseurs que l’ONASUR-E a sélectionnés et recrutés sur la base de critères rigoureux et objectifs. À travers ces superviseurs, déployés sur toute l’étendue du territoire et même à l’extérieur, l’ONASUR-E s’assure de collecter des données de supervision transmises via une plate-forme numérique sécurisée dont nous disposons. Ces données sont traitées pour servir de matière à un rapport. L’ONASUR-E a l’obligation de produire, après toutes ces opérations de supervision, un rapport général qui est déposé auprès de la Cour suprême. Les mêmes critères qui ont présidé à notre choix par les plus hautes autorités, c’est-à-dire la neutralité, l’intégrité, ne pas être engagé en tout ou partie pour un autre acteur présent dans la compétition électorale, et surtout les qualifications requises pour manier nos outils et dispositifs de supervision », a-t-il poursuivi.

De son côté, le premier rapporteur, Ousmane Diaby, a mis en lumière les innovations majeures introduites dans le système électoral, notamment l’instauration du scrutin plurinominal.

« Pour lutter contre cette injustice électorale, on a ajouté le système plurinominal. Le système plurinominal permet aux citoyens d’une circonscription électorale d’élire au moins 2 jusqu’à 5 députés au scrutin majoritaire, alors que l’ancien système permettait simplement d’élire un seul député par circonscription électorale. Le nombre de députés uninominal ou plurinominal varie désormais : le minimum est de 1 par circonscription électorale et le maximum de 5. Cela fait qu’aujourd’hui, si de 1995 à 2020 le nombre de députés à l’Assemblée nationale était de 114, cela n’a pas changé…Puisque nous allons à des élections couplées — législatives et communales — il y aura au moins trois scrutins. Le citoyen votera au moins trois fois : pour élire un candidat au scrutin uninominal ou plurinominal, pour élire les députés à la représentation proportionnelle, et enfin pour élire les conseillers communaux de sa circonscription », a-t-il précisé.

Aminata Camara

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