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TRONÇON KM5-KAGBELEIN : les taxis prennent désormais trois passagers sur la banquette arrière

Depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire en Guinée pour lutter contre la propagation du COVID-19 dans le pays, le nombre de passagers est limité dans les transports publics. Les taxis ne sont autorisés qu’à transporter trois passagers, un au siège passager et deux sur la banquette arrière. Mais sur le tronçon KM5-Kagbelein, dans la préfecture de Dubréka, si les chauffeurs de taxis respectaient cette limitation, tel n’est plus le cas ces dernières semaines. C’est le constat fait sur place par un reporter du Djely.

Nous sommes au grand carrefour de KM5 où les usagers du tronçon KM5-Kagbelein jusqu’au KM36 s’embarquent pour rejoindre la périphérie de la capitale guinéenne, Conakry. Ici, le premier constat qui s’impose en cette période du COVID-19, c’est le non respect des gestes barrières, notamment le port du masque et la distanciation sociale.

Dans les taxis, chaque passager doit payer 6 000 francs guinéens. A trois, ils payeraient 18 000 francs guinéens. Mais pour certains chauffeurs de taxi, ce montant est insuffisant. Résultat, ils prennent au total quatre passagers, deux à l’arrière contre deux autorisés par les autorités. Là, au lieu de 18 000 francs guinéens, le trajet leur rapporte 20 000 francs guinéens, soit 5 000 par passager.

A la question de savoir pourquoi il s’adonne à cette pratique, Mamadou Sow répond : « Ce n’est pas le syndicat qui nous a dit de le faire. C’est nous les chauffeurs de taxi qui avons pris cette décision parce que les chauffeurs de taxi de long voyage prennent trois passagers derrière et un devant, sur instruction de ces mêmes syndicats. »

En violant cette décision du gouvernement, ces chauffeurs tombent régulièrement dans les mailles de policiers corrompus. « Hier (jeudi), quand j’ai pris trois passagers derrière pour  Kagbelein, un policier m’a pris dans les embouteillages. Pour me sauver, je lui ai donné 10 000 francs guinéens. C’était pour qu’il me relâche  et il a accepté », nous a raconté un chauffeur, précisant que ce n’était pas la première fois.

A la gare routière de Kagbelein, le constat est légèrement différent. En effet, en présence des syndicats,  les chauffeurs de taxi prennent deux passagers à l’arrière et un sur le siège comme exigé par les autorités. Mais en cours de route, ils prennent un troisième passager sur la banquette arrière. « Nous le faisons pour aider la population qui souffre parfois pour se trouver  un taxi », assure Aboubacar Sylla, chauffeur de taxi.

Du côté des usagers, les avis sont plutôt partagés. Si certains dénoncent cette pratique, d’autres disent comprendre la situation qui prévaut surtout pendant les heures de pointes quand il est difficile de trouver un taxi. L’état d’urgence sanitaire, lui, a été reconduit par le président Alpha Condé pour 30 jours supplémentaires à partir du 15 septembre 2020.

Balla Yombouno

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